2010 aura été une année importante pour le droit à l’eau et à l’assainissement. Gérard Payen, conseiller pour l’eau et l’assainissement du secrétaire général des Nations Unies s’exprimait sur le sujet dans le Figaro du 16 octobre : « Après dix années de controverses internationales et une reconnaissance de principe en juillet, les Nations Unies viennent, il y a quelques jours, de faire du droit à l’eau un droit humain dont le fondement juridique est clair. Les débats sur la nature de ce droit, sur le prix de l’eau ou sur le rôle des entreprises privées sont maintenant tranchés ».
Les Nations Unies ont ainsi reconnu – entre autres – la contribution nécessaire des entreprises privées aux grands enjeux de l’eau.
Pendant ce temps, en France, et à contre courant de l’élan mondial et de l’intérêt général, certains dépensent beaucoup d’énergie à alimenter de faux débats ; une campagne de communication agressive s’efforce de dénigrer la valeur ajoutée des entreprises privées dans le service public de l’eau, alors que la Banque Mondiale salue leur efficacité et que les Nations Unies encouragent leur contribution.
Tous les jours en France, des milliers de maires ou de présidents de syndicats sont satisfaits de leur collaboration avec les entreprises de l’eau. Pourtant, certains lobbies n’ont pour seul objectif que « d’augmenter le nombre de régies au compteur » (au profit de qui…?), alors que le mode de gestion n’est qu’un moyen, et pas une fin en soi.
Et cette finalité, quelle est-elle ? Est-elle de décider a priori d’une posture « tout public », au risque de sacrifier la qualité du service sur l’autel de l’idéologie ? Ou est-elle de réfléchir au meilleur moyen de donner aux citoyens un service public performant, sans idées préconçues ?
Nous revendiquons le droit à l’eau…ainsi que le droit au meilleur service public possible. Car un citoyen qui paye une facture ou des impôts est en droit « d’en avoir pour son argent », y compris pour les services publics !
Alors, encourageons chaque collectivité à comparer les modes de gestion le moment venu, sur la base d’offres précises et engageantes, en toute transparence et en toute objectivité. Souhaitons que les élus se reposent régulièrement la question du meilleur rapport qualité / coût / performance de leur service (quel que soit le mode de gestion en vigueur).
Et nous déterminerons ainsi quel est le meilleur « moteur » pour faire avancer les enjeux locaux de l’eau, au bénéfice des usagers du service public.





