Le Blog de l'Eau

Le 18 juin dernier, la Médiation de l’Eau présentait un point d’étape après six mois d’activité effective, lors d’une conférence de presse, et les résultats sont déjà là : près de 700 dossiers ont été reçus et plus des trois quarts ont été jugés recevables ou partiellement recevables.

Créée en octobre 2009, la Médiation de l’Eau doit son existence à la Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau (FP2E), à l’Association des Maires de France (AMF) et à l’Assemblée des Communautés de France (AdCF) ; à noter que la Fédération des Distributeurs d’Eau Indépendants (FDEI) a rejoint le mouvement le 18 juin.

La Médiation de l’Eau a analysé les dossiers qu’elle a reçus et tire les premières conclusions : les motifs de litige sont principalement la surconsommation due à une fuite, la contestation du relevé des compteurs et d’application des tarifs, la surconsommation inhabituelle non expliquée et la contestation des frais liés à des relances ou des pénalités.

Marc Censi, le Médiateur de l’Eau, témoignait du succès de la Médiation de l’Eau dans le journal Le Midi libre : « sur 22 avis formulés par nos services, c’est-à-dire dans des dossiers où l’on a effectivement joué un rôle de médiateur, 21 ont donné lieu à un avis conclusif. Dans 84 dossiers, il a suffi que le service du médiateur de l’eau prenne contact avec les services d’une entreprise pour qu’une semaine plus tard, un accord amiable intervienne entre les parties, sans que nos services n’aient à intervenir. »

Pour mémoire, chaque consommateur peut faire appel au Médiateur de l’eau s’il a épuisé toutes les voies de recours internes au service d’eau concerné et si le litige ne remonte pas à plus de deux ans.

Plus d’informations : www.mediation-eau.fr

Aujourd’hui, le 22 mars 2010, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, les entreprises de l’eau prennent la parole dans la presse et sur internet. Elles rappellent leur valeur ajoutée dans la réponse aux grands défis liés à l’eau, et soulignent la nécessité de rassembler toutes les compétences autour de ces enjeux majeurs.

L’eau a soif de toutes les compétences

La France dispose d’un service public de l’eau parmi les meilleurs au monde : des installations performantes, un patrimoine globalement bien entretenu, un service au public de bon niveau, pour un prix modeste (1euro par jour et par famille) : elle est le seul pays au monde a avoir l’expérience de 150 ans d’une vision performante et partenariale du service public avec des entreprises privées, où chacun a son rôle et ses responsabilités.

Cet « exemple français » séduit les élus du monde entier, et connaît un développement significatif à l’international ; une collaboration qui contribue notamment à l’accès à l’eau dans les pays les plus démunis.

L’eau est un enjeu majeur qui doit rassembler toutes les compétences, publiques et privées : c’est le sens de la signature de la campagne, « l’eau a soif de toutes les compétences ».

L’emploi dans les services d’eau et d’assainissement, dans les collectivités et chez les opérateurs privés, est estimé à plus de 60 000 salariés et représente plus de la moitié des emplois totaux du secteur de l’eau.

Les entreprises de l’eau totalisent quant à elles 33 000 salariés. Elles opèrent sur un secteur dynamique et porté par les enjeux essentiels de l’environnement, ce qui implique une politique volontariste d’emploi et de formation, caractérisée par :

  • Des dépenses de formation (4,6% de la masse salariale) supérieures à la moyenne du secteur des services
  • Une place prépondérante accordée à la professionnalisation et à l’apprentissage (ces contrats concernent 4,2% des effectifs totaux, ce qui place notamment opérateurs privés au dessus de la moyenne du secteur des services pour l’apprentissage)
  • La stabilité de l’emploi, avec un taux de CDI de 94%, et le plus faible taux de turn-over du secteur des services
  • Des actions fortes en matière de santé/sécurité/prévention, se traduisant par des taux de fréquence et de gravité des accidents du travail extrêmement bas

Chaque année, les entreprises de l’eau recrutent plusieurs milliers de personnes, concernant pour l’essentiel les moins de 26 ans ; des efforts significatifs sont par ailleurs réalisés en faveur de l’emploi des seniors.

Des recrutements qui ont un « effet d’entrainement » dans l’économie locale : 1 emploi chez les opérateurs privés génère 1,4 emploi induit supplémentaire (sous-traitance, achats d’exploitation, investissements, salaires…).