Le Blog de l'Eau

Selon le dernier baromètre du Centre d’information sur l’Eau, 87% des Français sont satisfaits du service de l’eau, un niveau de satisfaction jamais atteint, en progression constante depuis 2006.
Une satisfaction nourrie par l’image dynamique, moderne et efficiente dont bénéficient les entreprises de l’eau : 75% des Français les jugent en effet très compétentes au niveau technique et les deux tiers à l’avant-garde des technologies.

  • Une confiance dans l’eau du robinet

Malgré un climat de défiance généralisé dans l’opinion par rapport aux sujets d’actualité, 79% des sondés se déclarent satisfaits de la qualité de l’eau  à leur domicile (+3 depuis 2006), et 80% lui font confiance.
Une confiance qui repose sur le fait que l’eau du robinet est le produit alimentaire le mieux contrôlé en France. Une grande majorité d’entre eux fait confiance aux entreprises de l’eau (79%) comme aux autorités sanitaires (89%) pour effectuer ces contrôles.

  • Un prix du m3 d’eau potable toujours perçu comme plus cher que la réalité

Dans un contexte de crise économique où le pouvoir d’achat est au cœur des inquiétudes des Français, l’eau du robinet est perçue comme chère (62%). Pourtant ce sentiment est corrélé à une méconnaissance du prix. Très peu de Français connaissent en effet le prix moyen du m3 d’eau : seulement 35% citent un montant, et la plupart doublent le montant réel (6,4€ au lieu de 3,24€ le m3). De même, près de la moitié pensent dépenser plus pour l’eau que pour le téléphone alors que le montant annuel d’une facture d’eau représente 0,8% du budget d’un ménage contre 2,4% pour les télécommunications et 3,8% pour l’électricité et le gaz.

  • La pédagogie sur l’eau : des efforts à poursuivre pour réduire les idées reçues et répondre à la soif d’information

Pour lutter contre ces idées reçues, la question de l’information demeure centrale. Si les Français se déclarent mieux informés que les années précédentes, 53% estiment encore manquer d’information. Les thèmes relatifs à la qualité arrivent au premier rang des sujets sur lesquels ils souhaitent être informés : 57% sur les contrôles, 52% sur les normes… et 37% sur les éléments qui constituent le prix de l’eau, ce qui place cet item au 5ème rang de leurs attentes d’information.

Retrouvez l’essentiel du baromètre sur le site du CIEau à l’adresse suivante :
http://www.cieau.com/a-la-une/actualites/221-barometre-tns-sofres-les-francais-et-l-eau

Selon une étude récente du Ministère de l’Environnement, la performance globale des réseaux d’eau potable en France s’améliore d’année en année.

Grâce aux opérations de maintenance et de renouvellement des canalisations, et aux progrès réalisés dans les dispositifs de surveillance, de mesure et d’intervention, la réduction des fuites permet d’économiser chaque année l’équivalent de la consommation annuelle de la ville de Lyon (près de 500 000 habitants).

Des technologies au service des réseaux et des consommateurs

Sur les 850 000 kilomètres de réseau en France, 300 000 sont gérés par les entreprises de l’eau. Les technologies qu’elles développent aujourd’hui pour l’entretien ou le renouvellement des réseaux sont devenues très sophistiquées.
Par exemple, les techniques de recherche de fuites par corrélation acoustique ou encore l’inspection vidéo de l’intérieur des canalisations ont permis de gagner en efficacité et en rapidité d’intervention.
La sectorisation des réseaux amène une mesure plus fine des débits et des pressions 24 heures sur 24 et une localisation plus rapide des problèmes.
De plus, il est désormais possible de poser une nouvelle conduite (ou de renouveler une canalisation existante) sans ouvrir de tranchée : les travaux se font grâce à des mini-tunneliers de creusement, des robots téléguidés d’intervention et des procédés d’extraction, évitant ainsi les gênes pour les usagers et les riverains, tout en préservant leur cadre de vie.
Enfin, les systèmes de télé-relevé des compteurs d’eau permettent de suivre en temps réel les consommations et donc la performance du réseau, tout en améliorant le service au client : pas de dérangement, car pas d’accès physique au compteur, une facture basée sur la consommation réelle et non estimée, la détection de fuites révélées par les surconsommations, la consultation de la consommation sur Internet…

-    Pouvons-nous améliorer encore la chasse aux fuites ?
-    Investissons-nous suffisamment sur notre réseau d’eau potable ?
-    Comment définir une bonne politique de gestion patrimoniale ?

Toutes les réponses à ces questions ICI

La Cour des Comptes a présenté aujourd’hui son rapport public annuel, dans lequel figure l’insertion intitulée « Les services publics d’eau et d’assainissement : des évolutions encourageantes ». La Fédération professionnelle des entreprises de l’eau porte une grande attention aux observations de la Cour des Comptes, qui servent de guide à ses entreprises adhérentes soucieuses de faire progresser la performance des 8500 services publics dont la gestion leur a été confiée.
Suite à cette publication, les entreprises de l’eau, qui desservent 71% de la population française en eau potable, tiennent à souligner le satisfecit délivré aux services publics d’eau et d’assainissement dans leur ensemble. Il est notamment souligné les progrès réalisés ces dernières années en matière de :
  • Transparence financière (contenu du rapport annuel du délégataire, transparence du prix de l’eau,…)
  • Amélioration de la qualité de service rendu à l’usager
  • Pilotage des services et contrôle de la performance
  • Transparence dans le choix du mode de gestion et amélioration des conditions de négociation des contrats de délégation de service public
Ainsi, comme le précise le rapport, « l’enquête de suivi conduite par la Cour et les chambres régionales des comptes montre que les évolutions constatées correspondent, pour une large part, aux recommandations formulées en 2003 ».
C’est un encouragement très positif pour l’ensemble des acteurs de l’eau et des collectivités responsables de ces services.
Les entreprises de l’eau restent parallèlement très attentives aux remarques formulées par la Cour des Comptes, et se mobiliseront pour améliorer davantage encore leur contribution à la performance des services publics. A ce titre, elles se tiendront plus particulièrement à la disposition des collectivités locales pour accompagner le mouvement de renforcement des intercommunalités, dont la Cour souligne l’importance.

La loi relative à la solidarité dans le domaine de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement vient d’être promulguée. Reposant sur une solidarité entre tous les consommateurs, ce texte* crée un dispositif d’aides aux personnes ayant des difficultés à payer leur facture d’eau.

Bien que le coût de l’eau ne soit globalement pas très élevé en France (3,39 €/m3 en 2008), ce service constitue une charge importante pour les plus défavorisés. On recense ainsi 2 millions de ménages en France dont la facture d’eau dépasse 3 % de leur revenu.

Avec l’adoption de la proposition de loi du Sénateur Cambon, les services d’eau pourront verser 0,5 % de leurs recettes aux Fonds départementaux de Solidarité pour le Logement (FSL). Ces fonds, potentiellement dotés de 50 millions d’euros supplémentaires à partir de 2012, seront gérés par les Conseils généraux qui verseront des aides aux familles confrontées à des situations d’impayés.

Au-delà de ce dispositif dit « curatif », Nathalie Kosciusko-Morizet, à la demande du Parlement, s’est engagée, à étudier un dispositif dit « préventif ». Il interviendra en amont pour aider les ménages pour éviter les situations d’impayés.

Les travaux, que la Ministre a d’ores et déjà lancés, envisagent diverses formes possibles parmi lesquelles : une tarification spéciale « produit de première nécessité » sur le modèle existant pour l’électricité et le gaz naturel, la gratuité de la première tranche, l’allocation de solidarité sous conditions de ressources (raccrochée ou non à une aide existante comme l’allocation personnalisée au logement (APL).

*Ce texte est issu d’une proposition de loi déposée par le Sénateur Christian CAMBON en février 2008. Il a été adopté par l’Assemblée Nationale le 1er décembre 2010 et par le Sénat le mercredi 26 janvier 2011.



Le droit à l’eau enfin reconnu

La loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006 a consacré dans son article premier l’existence d’un droit à l’eau pour tous : « Dans le cadre des lois et règlements ainsi que des droits antérieurement établis, l’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous. »

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 28 juillet 2010 une résolution qui reconnaît le « droit d’accès à une eau potable salubre et propre comme un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ».

Enfin, le président de la République a choisi de faire de ce droit à l’eau et à l’assainissement un des quatre enjeux principaux du 6ème Forum mondial de l’eau qui se tiendra à Marseille du 12 au 17 mars 2012.

Extraits du rapport d’évaluation du Grenelle de l’Environnement – Octobre 2010 (Nicole Notat, Alain Grimfeld, Jean Jouzel, Bruno Gazeau, Alain Liebard, Philippe Pelletier, Jean-François Legrand, et la société Ernst&Young)

Les projets partenariaux de R&D et d’innovation, associant acteurs publics et entreprises, accordent déjà une place croissance aux technologies vertes, que le grand emprunt viendra encore renforcer

« Les entreprises s’impliquent très fortement et rapidement pour le développement et la maîtrise de ces technologies, identifiées comme stratégiques en terme de compétitivité future.

Un appel à candidatures a été lancé en 2009 par le gouvernement pour la création de nouveaux pôles de compétitivité, appel orienté par l’État exclusivement vers le développement des écotechnologies et la prise en compte du développement durable. Six nouveaux pôles ont été retenus, dans les domaines de l’eau, de la capture et du stockage du CO2, du bâtiment, des déchets et des sols, et renforcent ainsi la mobilisation des acteurs pour des projets d’innovation verts.

Au-delà du nombre de pôles de compétitivité (30 pôles sur 71) pour lesquels les technologies « vertes» font aujourd’hui partie de la feuille de route, la progression du nombre et du volume de projets de R&D et d’innovation portés par les pôles et répondant à des enjeux de développement durable a été extrêmement rapide (y compris pour des pôles non spécialisés sur ces technologies). Cette rupture a suivi le Grenelle de l’Environnement, et se confirme aujourd’hui : la part du budget consacrée par les pôles de compétitivité (tous pôles confondus) aux projets de développement durable est passée de 12% à 30% en trois ans.

L’enjeu de la mutation des activités industrielles et économiques, s’appuyant notamment sur la R&D et l’innovation, fait aujourd’hui l’objet de concertations actives associant le MEEDDM, le MEIE et les acteurs industriels des différentes filières, afin d’accélérer le développement de 18 filières industrielles « vertes » identifiées comme stratégiques. Ces filières répondent en effet à des objectifs de réductions de émissions de gaz à effet de serre, de meilleure efficacité énergétique et de réduction des pollutions, ou de gestion économe des ressources (eau, chimie, déchets, métrologie, …). Sur ces filières, le travail engagé aujourd’hui par l’État vise notamment à préciser les verrous et orienter les moyens sur les différents leviers disponibles (R&D et innovation, mais aussi stimulation de la demande, formation, normalisation, …). »

La « gouvernance à cinq », un exercice réussi de démocratie participative

« L’une des principales réalisations du Grenelle réside sans doute dans la méthode innovante de dialogue qui a été mise en œuvre pour construire une vision partagée et conduire le changement. De manière inédite à cette échelle, le Grenelle de l’Environnement s’est appuyé sur un processus consultatif rassemblant sur une base égalitaire tous les acteurs concernés par la protection de l’environnement, regroupés en cinq collèges : l’État, les collectivités territoriales, les entreprises, les syndicats de salariés, les associations de protection de la nature. Le temps accordé aux parties prenantes pour conduire un débat constructif et pour négocier les propositions élaborées a également favorisé l’adhésion d’un grand nombre d’acteurs au projet de société porté par le Grenelle. »