Ce procédé innovant, mis en œuvre par les entreprises de l’eau, consiste à récupérer les calories habituellement perdues dans les réseaux d’eaux usées et à les transformer en chaleur. Le principe est d’exploiter la différence de température entre l’air et l’eau consommée par nos douches ou nos équipements électroménagers.
Concrètement, nos eaux usées quittent les bâtiments à une température comprise entre 11 et 25°C. Grâce à un échangeur de chaleur placé dans les égouts, il est désormais possible de récupérer les précieuses calories, en utilisant un liquide dit « caloporteur ». Celui-ci se dirige ensuite vers des pompes à chaleur qui capitaliseront cette énergie afin de produire une eau d’une température supérieure à 50C, c’est-à-dire capable de chauffer nos logements.
Par exemple, l’éco-quartier de la ZAC Saint Geneviève à Nanterre vient d’annoncer que ses futurs logements, école et commerces seront chauffés grâce aux eaux usées. Un complément de chaleur est néanmoins nécessaire, avec de la géothermie sur nappe.
Cette technologie permettra ainsi l’économie de 13 500 tonnes de CO2 sur 25 ans.





